On parle de doudous dans la presse.

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Voilà un article publié sur le site 20 Minutes:

Pourquoi les enfants ont-ils un doudou?

Nin-nin, peluche ou compagnon, peu importe comment s’appelle le doudou, pourvu qu’il soit là. Il peut prendre la forme d’un coin de couverture, d’un linge portant l’odeur de la maman ou plus communément d’un ourson au corps tendre, tout peut faire office de doudou, cet objet doux et réconfortant dont la majorité des enfants ne peuvent pas se passer. Mercredi 15 Avril 2015, une conférence était dédiée au doudou à l’université du quai Branly pour décrypter l’importance qu’il revêt aux yeux des enfants.

Combler la séparation avec le sein de la mère

Quand on est pédopsychiatre, on ne parle généralement pas de doudou, mais d’objet transitionnel, une notion élaborée par le Britannique Donald Winnicott, qui expliquait que le doudou assure la première transition entre le bébé et l’espace extérieur. En clair, il est là pour rassurer et réconforter l’enfant, en l’aidant à «combler la séparation avec le sein de sa mère», explique la philosophe Catherine Clément, animatrice de la conférence sur le doudou. Durant les premiers mois de sa vie, un bébé pense qu’il ne fait qu’un avec sa mère. C’est à l’âge de 4 à 6 mois qu’il réalise que ce n’est pas le cas.

Pour l’aider à surmonter ce sentiment de séparation, «il va se choisir un objet, n’importe lequel. Il peut n’avoir l’air de rien pourvu qu’il soit doux et donne de la chaleur», poursuit la philosophe. Le doudou va ensuite acquérir «une importance vitale à l’endormissement, et devenir un rempart contre l’angoisse». Il ne faut d’ailleurs pas longtemps aux parents pour identifier le précieux objet, qu’ils prendront soin d’emporter partout avec eux pour ne pas s’attirer les foudres de bébé et éviter les nuits blanches qu’un oubli pourrait provoquer. Ils s’efforceront même, contre mauvaise fortune bon cœur, de ne pas le laver trop souvent pour qu’il conserve son odeur si réconfortante pour l’enfant. Nombre d’entre eux, et à raison, iront jusqu’à acheter en double le doudou pour éviter le drame que causerait une perte éventuelle.

Pas d’âge limite
«Le doudou a la propriété miraculeuse de résister à tout, même à l’agressivité et à la destruction», souligne la philosophe. Personne ne la contredira: tout le monde connaît un enfant (ou a été cet enfant) qui s’est trimballé des années durant son doudou, au point de le transformer en un chiffon en lambeaux ou en une peluche borgne, voire privée d’une ou plusieurs de ses pattes.

Mais même réduit en pièces, il ne faut pas retirer son doudou à un enfant tant qu’il le réclame. «Pourquoi le leur enlever si ça leur fait du bien?», estime Catherine Clément. «Le doudou est un objet voué à un désinvestissement progressif. Il n’y a pas d’âge limite, certains enfants le conservent jusqu’à douze ou treize ans avant de s’en passer naturellement».

Pour retrouver l’article sur le site de 20 Minutes, c’est ici: http://www.20minutes.fr/societe/1588967-20150416-pourquoi-enfants-doudou


One thought on “On parle de doudous dans la presse.

  1. Oh que oui !
    Ici les deux petits bouts n’ont pas 1 mais 2 doudous ! Bon en fait ils en ont un + un double.
    Pour Petitam ce sont deux pulls à maman, identiques mais légèrement différents par la couleur.
    Pour libellule, deux foulards que maman adorait. Le deuxième à d’ailleurs été donné car le premier avait été oublié. Heureusement elle l’a adopté aussi.

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